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Ce jeudi 14 juillet 2011, alors que la France célèbre sa Fête Nationale, l’Assemblée Générale des Nation Unies officialise l’entrée du Soudan du Sud comme 193e pays membre de l’ONU.

Autrefois sous administration britannique, ce pays meurtri par 21 année de guerre et divisé entre le nord et le sud pour des raisons de partage de richesses, et pas des moindres : le pétrole; connaît en ce jour particulier un tournant historique.

Cette toute jeune et récente nation devient aussi le 54ème pays africain, et qui, après avoir proclamé son indépendance samedi dernier, voit son drapeau hissé devant le siège des Nations Unies.

Cette indépendance fait suite au référendum de janvier dernier durant lequel les citoyens soudanais ont voté en faveur de la sécession du Soudan du Nord et du Sud.

Cependant cette naissance n’est pas qu’une victoire, ce n’est que le début. Toute reste à faire. Tout reste à construire. Et l’ONU est appelé à envoyer une mission de grande envergure avec quelques 7 000 casques bleus chargés de sécuriser le pays.

Aujourd’hui, lundi 13 septembre 2010, s’ouvre à Genève la 15ème session du Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU pour une durée de trois semaines.  Le Conseil des droits de l’homme des Nations unies est depuis  5 ans, date de sa création, l’organe intergouvernemental principal pour l’encouragement et la protection des droits de l’Homme dans le monde.  Il est chargé également d’émettre des recommandations lorsque des violations sont commises. (Cf. mon article du 14 mai 2010 : Droits de l’Homme : ONG vs ONU)

Or beaucoup déplore le fait que cet organe ne remplit pas son rôle comme il devrait. Créé en remplacement de la Commission des Droits de l’Homme qui était vivement critiquée car trop politisée, certains notamment de nombreuses ONG dénonce des dysfonctionnements entraînant la paralysie de l’appareil. Les mêmes dérives “politiciennes” sont observées : c’est une logique des blocs entre les pays de l’Union européenne, l’Amérique Latine, les Etats-Unies et surtout entre les pays de la Conférence islamique et africains. Ceci empêchant le Conseil de prendre des décisions sur des situations graves comme au Sri Lanka ou en RDC.

Au programme de cette 15ème session (entre-autre) :

- les enfants soldats
- le droit des minorités
- le rapport de la mission d’établissement des faits concernant les attaques contre les flottilles vers Gaza.

Bonne nouvelle : Le Conseil doit à l’issue de sa session réexaminer ses activités et procédures de fonctionnement.

KDM

Ce vendredi à 14h45, j’arrive devant cette porte. Je sonne, on m’ouvre.
Excité, angoissé, nerveux … je ne sais pas trop vraiment ce que je ressens. mais je suis ravi d’être là. Ca fait un peu plus de 2 mois que j’attends ce moment avec impatience. Participer au LOL Project ! ( ”Laughing out Loud” ou Mort de Rire) avec le photographe David Kern. Je voulais absolument y participer.

Le LOL Project, projet participatif de David Ken et William Lafarge, est né en septembre 2009, de la volonté de réaliser des portraits de fous rires d’anonymes. Le projet a pris forme sur Facebook comme outil pivot de recrutement, de propagation et d’exposition.
L’obsession : Saisir l’éclat de rire, ce moment magique de lâcher prise et de perte de contrôle ou notre image nous échappe. Le reflet alors proposé est sans doute le plus proche de ce que nous sommes vraiment, libéré un instant des cloisons de nos interdits
.”

Faisant contre pied à cet environnement de ”crise occidentale”, David KERN et son équipe donne un nouveau souffle aux mots RIRE, HUMANISME et BONNE HUMEUR, SIMPLICITE. C’est un très beau projet qui dépasse la simple photographie et qui a pour objet uniquement  l’Humain , l’homme tel qu’il est; sans se cacher derrière une image parfois fausse. Ce photographe cool et sympathique réussi à vous faire lâcher prise, naturellement et simplement.

SOURIRE ET ENERGIE POSITIVE GARANTIE ! Cette petite séance photo d’à peine 10min pour moi, était pleine de surprises (cf vidéo. et pleins d’autres jolis moments que je ne peux dévoiler pour laisser la surprise à tous les prochains participants). J’en suis ressorti souriant et surtout avec une très belle énergie positive.

Comment participer ?
1-Etre inscrit sur Facebook
2-Devenir FAN
3-vous INSCRIRE, en envoyant vos coordonnées téléphoniques à info@lolproject.com, ils vous contacteront directement par téléphone pour participer au LOL Project….soyez patient

PARTICIPER AU LOL PROJECT : ça fait du bien
APPORTER VOTRE LOL ATTITUDE
SOYEZ LOL

En cette journée entièrement dédiée à l’Afrique le Secrétaire Général des Nations Unies appelle la communauté internationale à accroitre les efforts envers l’Afrique.

« Le mouvement d’indépendance qui a soulevé l’Afrique il y a 50 ans a amené de nombreux nouveaux membres à l’Organisation des Nations Unies, l’accent étant dès lors mis sur les besoins de développement du continent et la démocratisation des relations internationales », a dit le Secrétaire général dans un message à l’occasion de cette journée.

« En rappelant constamment à la communauté internationale sa responsabilité à l’égard des plus vulnérables et en réaffirmant l’appartenance de tous à la famille des nations, l’Afrique a contribué à la réorientation de l’agenda mondial », a-t-il ajouté.

« L’Afrique est prête à exploiter au mieux ses possibilités. En cette Journée de l’Afrique, réaffirmons notre volonté de forger des partenariats fructueux au service de la paix et de progrès durables pour tous les habitants du continent », a conclu le Secrétaire général.

L’Afrique est également l’une des priorités du mandat de Mme Irina BOKOBA, Directrice Générale de l’Unesco qui a lancé ce mardi la Semaine de l’Afrique avec pour thème cette année le panafricanisme. Diverses manifestations, conférences et expositions sont prévues au siège de l’UNESCO à Paris, l’accent étant mis plus particulièrement sur le rapprochement des cultures et le rôle de la jeunesse. Ici le programme.

Dans ce contexte, la patronne de l’Unesco a déclaré qu’elle« veillerait à ce que les actions de l’UNESCO en faveur de l’Afrique s’articulent plus étroitement aux priorités de l’Union africaine ».

KDM

Des hommes et des dieux, réalisé par Xavier Beauvois, est un film français qui a suscité une grande émotion et a reçu le Grand Prix du Jury du Festival de Cannes 2010. Ce long métrage s’inspire de l’assassinat des 7 moines de Tibhirine en 1996 en Algérie, pour placer le spectateur face au dilemme moral d’hommes de foi emportés par la violence. En d’autres termes, le réalisateur montre l’essentiel : le choix difficile, fait en toute conscience par ces hommes, de rester au monastère et dans cette région, quels que soient les risques encourus.

Synopsie :
Un monastère perché au milieu des montagnes algérienne, dans les années 1990. Huit moines chrétiens français, appartenant à l’ordre cistercien, vivent en harmonie avec leurs frères musulmans. Le monastère, dans lequel cette petite communauté de frère vit, sert de dispensaire médical pour la population locale. Quand une équipe de travailleurs étrangers est massacrée par un groupe islamiste, la terreur liée à la guerre civile algérienne s’installe dans la région. L’armée propose une protection aux moines, mais ceux-ci refusent. Doivent-ils partir ? Malgré les menaces grandissantes qui les entourent, la décision des moines de rester coûte que coûte, se concrétise jour après jour…

Par ailleurs il est important de noter que cette fiction ne traite pas de l’enlèvement et l’assassinat des moines (mais des 3 années qui précède la tragédie). Il ne propose pas non plus d’hypothèse sur les circonstances de leur mort. Le drame que vivent les personnages n’est pas non plus un prétexte pour traiter de la guerre civile algérienne. Les événements politiques et leurs répercussions locales sont abordés du point de vue des frères cisterciens, selon la vocation de prière et de charité qui est la leur. L’accent est mis sur la liturgie vécue en commun, qui les soutient dans les épreuves, et les relations fraternelles avec les habitants des villages environnants

L’affaire : (source wikipedia)

Le 14 décembre 1993, 12 ouvriers croates sont égorgés à quelques kilomètres du monastère. Les auteurs probablement issus du GIA (Groupe Islamique Armé) ont séparé musulmans et chrétiens, pour ne tuer que ces derniers.

Le 24 décembre, dans la nuit de Noël, un commando du GIA se présente, menaçant, à la porte du monastère. Le père Christian, qui parle arabe, obtient qu’ils déposent leurs armes. Sayeh Atyah, le chef des islamistes, exige trois choses :
• que les moines versent de l’argent au GIA en signe de soutien. Refus catégorique du père Christian.
• que le frère Luc, médecin installé à Tibhirine depuis cinquante ans, aille immédiatement dans la montagne soigner des militants blessés. Le frère Luc se dit prêt à soigner quiconque se présentera au monastère, sans poser de questions, en vertu du serment d’Hippocrate.
• que les moines leur remettent le stock de médicaments. Le père Christian refuse, expliquant que le stock est très maigre et réservé aux pauvres.

« Vous perturbez la fête du prince de la paix, la fête de Noël », ajoute le père Christian. L’islamiste, impressionné, se retire, en précisant qu’il enverra ses blessés munis du mot de passe « Christian ».

Dans la nuit du 26 au 27 mars 1996, à 1 h 30 du matin, un groupe d’une vingtaine d’individus se présente et réclame frère Luc. Devant le refus du gardien, ils pénètrent de force et se précipitent alors directement vers le bâtiment où dorment les moines. Après des tractations avec le père Christian, ils réveillent six autres moines. Les membres du groupe islamiste les emmènent de force. Le Père Christian ayant déclaré au commando qu’ils étaient sept moines présents, deux frères restent cachés dans leur chambre et échappent à l’enlèvement. Frère Jean-Pierre et frère Amédée, seuls survivants et témoins directs des évènements de 1993 et 1996, livrent pour la première fois leur récit au micro de Philippe Reltien pour l’émission Interception de France Inter du 8 avril 2007.

Les moines enlevés n’ayant pas été abattus immédiatement, les autorités françaises croient à la possibilité d’une libération rapide. L’armée algérienne recueille des renseignements, mais rate le groupe d’extrême justesse dans cette région de maquis. L’avis des spécialistes à l’époque des faits est que les moines ont été conduits jusqu’à l’« émir » Zitouni.

Commentaires :

1. Cependant cette affaire laisse un certain nombre de questions encore sans réponses :
- Pourquoi le Vatican a-t-il été tenu à l’écart ?
- Quel a été le rôle et l’implication réelle de la France dans cette tragédie, en particulier lors des négociations ?

2. Quelques remarques
- Le président Sarkozy a levé le secret défense sur des éléments liés à cette affaire.
- Fin 2009, la commission consultative du secret de la défense nationale autorise la déclassification de documents détenus par la DCRI.

3. L’Assemblée Générale des Nations Unies a proclamé 2010 Année internationale du rapprochement des cultures, et a désigné l’Unesco, , l’Organisation des Nations Unies pour l’Education, la Science et la Culture, pour jouer le rôle de chef de file dans la célébration de cette Année, mettant à profit une expérience précieuse de plus de 60 ans en faveur de la connaissance et de la compréhension mutuelle des nations . J’aimerai que l’Unesco organise une projection spéciale et l’intègre dans les événements prévus pour la célébration de cette Année.

J’aimerai partager avec vous une petite anecdote que j’ai vécue il y a quelques jours à peine. Cri de colère, révolte, indignation, stupéfaction d’une situation désopilante ou burlesque, réelle et (malheureusement courante).

Ce matin-là je me rends dans les locaux d’un ministère français pour participer à un colloque. Le sujet :  les Objectifs du Millénaire pour le Développement vus de la France. Pas moins de 2 ministres en exercices y prendront la paroles ; quelques ambassadeurs, des représentations d’ONG et d’associations , un conseiller du Secrétaire Général des Nations Unies, des parlementaires sont présents. La journée s’annonce très studieuse.

Il est 9h. Je suis installé dans un siège plutôt confortable au 4ème rang face à la tribune d’où interviendront les différents panélistes et spécialistes. J’ouvre mon ordinateur pour prendre des notes. Je parcours la salle et mon regard s’arrête sur cette femme assise au fond de la salle. Mais oui je la connais, je l’ai déjà rencontré plusieurs fois à Paris, à Marseille à New York. Ça commence. C’est parti pour une matinée ou le débat s’est avéré d’un très bon niveau et avec une parole libre pas si souvent répandu. Quelles heures plus tard, Word affiche déjà 4 pages de notes et c’est la pause déjeuner. Tous se ruent sur le buffet. Après tout rien d’étonnant et cette fois c’était plutôt bien mérité, nous avions bien travaillé. Alors que je termine d’échanger les cartes de visites avec un représentant d’ONG qui s’est particulièrement fait remarqué par sa brillante intervention, mon regard s’arrête à nouveau sur cette femme qui se trouve à peine à 1 mètre de moi, tout juste à côté du buffet.

« Vous avez du rouge Mademoiselle, lance-telle la bouche et les mains pleines de petits fours

-          Je suis désolé Madame, le buffet offert est sans alcool, répond poliment la jeune maître d’hôtel.

-          Mais comment, je viens déjà depuis de nombreuses années et c’est la première fois que j’entends cela. Le service était beaucoup mieux avant … » Elle commence à s’énerver …

Vraiment je ne peux pas laisser passer cela, non pas que je veuille telle un chevalier accourir auprès de cette jeune et pauvre maitre d’hôtel. Je veux tout simplement, et peut être un peu égoïstement clouer le bec a cette « vieille peau » qui déjà à New York avait demandé de coucher dans la chambre d’hôtel de mon patron pour des raisons de disponibilités et que soit disant cela serait sympa de pouvoir s’entraider entre français. En réalité cela lui évitait de payer à ses frais une chambre d’hôtel, qui plus est un 4 étoiles. C’est elle aussi qui à Marseille, avait demandé à ouvrir le Buffet lors d’une conférence internationale sur les enjeux humanitaires, alors même que le discours du directeur de cette institution n’était pas terminé.

Je décide donc de l’interpeller : « Bonjour, comment allez-vous ?

-          Très bien, me répond elle . mais cela fait très longtemps …  (Cela signifie en langue bois : je ne vois pas bien qui vous êtes)

-          (un peu fort de manière à ce que l’on m’entende distinctement autours de moi) En effet, nous nous sommes déjà rencontré plusieurs fois dans le monde mais comme c’est drôle j’ai cette fâcheuse impression de ne vous croiser uniquement au buffet … Vous semblez manquer de chance il n’y a presque jamais de vin comme vous le souhaitez. Je vous conseille le verre d’eau…

Toute rouge, elle finit par prendre un verre d’eau et disparait telle une petite souris parmi la foule. Une heure plus tard reprise de la séance, chacun retrouve son siège sauf une qui probablement était trop vexé ou déçu de n’avoir bu son verre de vin à midi.

Un ami visionnaire me disait que les cocktails mondains étaient les restos du coeur des riches… il faut voir comment ils se ruent sur les buffets comme si c’était le dernier qu’ils allaient pouvoir déguster … alors qu’une grande majorité d’entre eux sont bien à l’abris du besoin ! C ‘est vrai il faut dire que Fauchon risque de disparaître du jour au lendemain ! (rire)

PS : une spéciale dédicace à cette femme dont je parle dans ce billet … je serai vraiment heureux qu’elle me lise et se reconnaisse..

KDM

 

Dans le sillage de la création de l’ONU après la Seconde Guerre Mondiale, l’Assemblée Générale des Nations Unies adopte la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme en 1948, proclamant ainsi les droits humains fondamentaux. La branche des Droits de l’Homme s’est développée jusqu’à devenir une véritable pierre angulaire des Nations Unies.  Ainsi dans son processus de réforme l’Organisation des Nations Unies remplace en 2006 la Commission des Droits de l’Homme, discréditée de toutes parts, par le Conseil des Droits de l’Homme (CDH).

Le Conseil des droits de l’homme des Nations unies est depuis sa création l’organe intergouvernemental principal pour l’encouragement et la protection des droits de l’Homme. En sommes il a pour mission de contrôler le respect des droits de l’homme de manière universelle, mais ne peut prendre aucune décision contraignante.
Un des principaux changements de ce nouvel outil multilatéral a consisté en la mise en place d’un mécanisme d’examen périodique universel (EPU) de tous les pays au regard des droits de l’homme.

Mandat. Le Conseil siégeant à Genève est composé de 47 Etats élus par tiers par l’assemblée générale à bulletin secret et à la majorité absolue pour une période de trois ans. La participation est limitée à deux mandats successifs. Après une pause, un Etat peut à nouveau déposer sa candidature.

Répartition. Les sièges sont attribués par régions: l’Afrique et l’Asie ont chacun 13 sièges, l’Europe de l’Est 6, l’Amérique latine et les Caraïbes 8, l’Europe occidentale et autres Etats (Europe de l’ouest, Etats-Unis, Canada, Nouvelle).

Petite remarque. Notons que sous la présidence de George W. Bush, les États-Unis sont opposés à la création d’un Conseil sous cette forme et ne présente pas comme candidat. Mais l’entrée en fonction de Barack Obama en 2009 change la politique du pays à cet égard et le 12 mai les États-Unis sont élus membres du Conseil pour un mandat allant de 2009 à 2012.

L’élection au CDH de l’ «une des sociétés les plus répressives au monde » ravive à grand feu la polémique quant à l’efficacité d’un organe comme celui du CDH. Quatorze pays ont été élu à ce conseil ce jeudi 13 mai 2010, au grand désespoir de nombreuses ONG qui estiment que cinq des pays élus, dont la Libye, ont des bilans qui les disqualifient en la matière. La Libye qui présidait l’ancienne commission des droits de l’homme en 2003 est particulièrement pointée du doigt dans le monde entier pour ses mauvaises pratiques dans la catégorie des droits humains, par de nombreuses ONG qui ne voulant pas que l’Histoire se répète ont expressément appelé l’Assemblée Générale des Nations Unies à ne pas élire un pays comme la Libye.

Chacun des acteurs de la gouvernance mondiale doit rester à sa place et agir pour un renforcement efficace de la coopération internationale afin de pouvoir répondre efficacement aux défis du 21ème siècle. D’abord parce que l’une des bases essentielles de l’Organisation est le respect des principes démocratiques il n’est pas bon d’envisager le blocage d’un ou plusieurs pays se présentant à une élection à l’ONU, quelques que soient ces pays. En effet ce sont les chefs d’Etats qui (par le biais d’un ambassadeur auprès des Nations Unies) sont les acteurs de toutes élections ou décision au Nations Unies.
Cependant il conviendrait que le Conseil adopte des mesures plus efficaces et plus concrètes quant à l’attitude à adopter face au pays ne respectant pas les principes de droits humains fondamentaux ou encore de droits de l’Homme, notamment en matière de sanction et d’exclusion.

Par ailleurs les ONG avaient critiqué le fait que cette année pour la première fois, chaque groupe régional de l’ONU a présenté un nombre de candidats égal à celui des sièges à pourvoir, assurant leur élection sans contestation. Il est vrai qu’il est favorable de changer cette règle et de rendre plus compétitive cette élection. En ce sens les ONG doivent plaider auprès de chaque Etat et de l’Organisation des Nations Unies.
Il est également juste de rappeler que dans le cadre du programme EPU (examen périodique universel) du Conseil, les ONG propose une recommandation pour chaque pays et assiste au aux séances du Conseil. C’est dire que l’Organisation progresse en reconnaissant comme indispensable la voix des ONG depuis quelques années, véritable contre-pouvoir étatique.

Rendez-vous dans quelques années pour voir si le Conseil des Droits de l’Homme aura trouver un équilibre entre représentation de tous les pays acteurs du monde en son sein tout en ayant une gouvernance multilatérale, le pouvoir de sanctionner les Etats « délinquants » et la vulgarisation de la promotion des Droits de l’Homme à travers le monde.

KDM

Cette semaine nous avons en France fêter le 10 mai la commémoration de l’abolition de l’esclave. Bien vite oublié et chassé par l’actualité, plus croustillante ou suscitant plus intérêts pour certains, l’esclave reste un véritable fléau aujourd’hui qui concerne l’espèce humaine dans sa globalité : les femmes, les hommes et les enfants.
Ce sujet mérite bien plus qu’un simple billet sur un blog mais juste quelques faits et chiffres.

Qu’est-ce que l’esclavage ?

L’esclavage est l’acte par lequel un être humain est mis sous la puissance absolue d’un autre humain. C’est la privation et la négation de toutes les libertés d’un individu par un autre individu qui a ainsi droit de vie et de mort sur lui.

L’esclavage a-t-il toujours existé ?

L’esclavage n’a pas toujours existé mais c’était une pratique répandue dans la Rome Antique, comme en Grèce, ou en Egypte. L’esclavage était considéré comme normal et il était intégré au fonctionnement de la société. À cette époque, l´essentiel des esclaves provenait des guerres.

Qu’est-ce que la traite des Noirs ?

La traite des Noirs, c’est le commerce des esclaves, c’est-à-dire, l’achat, le transport et la vente des femmes, des enfants et des hommes noirs. A partir de la controverse de Valladolid, en 1550, qui condamnait l’esclavage des Indiens, les Noirs ont été la cible principale d’un esclavage qui s’est peu à peu institutionnalisé en Europe.

Combien l’esclavage et la traite ont-ils fait de victimes ?

La traite transatlantique est celle sur laquelle on a le plus de données, tout simplement parce les esclaves, considérés comme marchandises, étaient répertoriés. Il existait des livres de compte très précis sur l’origine, le prix de vente et la destination des esclaves. Même si certains de ces livres de compte étaient falsifiés, les données globales sont considérées comme fiables.
Un désaccord existe entre les chercheurs sur le nombre des victimes de la traite des Noirs. Les chiffres varient entre 42 et 100 millions de victimes. Le chiffre le plus élevé est donné par l’UNESCO, qui prend en compte les morts sur le continent Africain.
Selon l’UNESCO en 2008, le nombre total de victimes se monte à environ 2 fois la population française…Deux fois la population entière de notre pays…

 

L’esclave c’est plus de 2000 ans d’histoire.
C’est 42 millions le total de victimes estimées
pour les traites négrières à minima

Le 10 mai : date de la commémoration française annuelle
de l’abolition de l’esclavage
Le 2 décembre : Journée internationale pour l’abolition de l’esclavage,
commémorant l’adoption en 1949 par l’Assemblée générale des Nations unies de la Convention pour la répression et l’abolition de la traite des êtres humains et de l’exploitation de la prostitution d’autrui.

C’est parfois à peine 2 pages dans certains manuels scolaires
quand l’esclavage est au programme
Concernant aussi bien les femmes, les hommes et les enfants

 

C’est surtout
plus 27 millions de victimes à travers le monde en 2010
représentant un défis majeurs pour nos sociétés du 21ème siècle.

KDM

Après un Sommet extraordinaire à Bruxelles des Chefs d’Etat et de gouvernement de la zone euro sur la question principale de l’aide financière à la Grèce vendredi dernier, une importante réunion des ministres des finances de la zone l’euros et de nombreuses discussions et négociations bilatérales, l’euros et plus largement l’Europe semble sauvée. Mais pour combien temps ?

La crise, bien que tout à fait ancrée dans nos consciences, semblait pour beaucoup impalpable. La Grèce est un parfait exemple qui montre que la crise est là, tout prêt de nous. Que nous sommes tous concernés !

Mais le pire dans tout cela pour l’Europe serait que la crise une fois passée, plus personne ne veuille la réformer .

A court terme, le risque semble bien sur écarté. Par ailleurs on peut se demander si des pays comme le Royaume-Uni ou les Etats-Unis ne seront pas touchés également par jeu de dominos où cette crise des marchés se déplacerait vers eux.

Un élément semble indissociable à l’Europe : le couple franco-allemand, jusqu’à présent un partenariat solide et moteur à la bonne marche de cette zone, ce continent parfois tant décrié : l’Europe. Mais alors, pourquoi les allemands, qui étaient ouvertement réticents quant aux modalités d’aides apportés à la Grèce ont accepté de jouer le jeu?

D’abord sous la pression politique. Des coups de fils incessants entre Angela Merkel et les Etats-Unis et la France notamment.

Ensuite sous la pression des marchés : la chancelière allemande ne veut pas être et ne pouvait pas se permettre d’être responsable d’un nouveau lundi noir.

La grande surprise c’est le changement au niveau de la Banque Centrale Européenne qui vient au secours des états en difficultés de la zone euros. En effet elle rachète de la dette.

Les solutions apportées, ce lundi 10 mai 2010 changent la donne. Les marchés voudront tester la détermination de l’euro et sa résistance.

Cependant « le déficit des états n’augmentera pas » assure Daniel Cohen, économiste.

«Le Royaume-Uni et les USA sont plus endettés que l’Espagne ou le Portugal »

Enfin notons qu’aux Etats-Unis on disait : l’euros c’est fini. Pourtant l’histoire a toujours montré que c’est après une crise que l’Europe sait faire face. Le multilatéralisme devient petit à petit la solution miracle lorsqu’il s’agit de négocier à l’échelle internationale. Tout bêtement : à plusieurs on est plus fort.

PS : une petite question me subsiste : mais où est donc passé Monsieur Barroso ?

KDM

Quiconque a suivi l’agenda international du Président de la République Française ces dernières semaines, aura compris l’une des préoccupations majeures de Monsieur Nicolas Sarkozy : un changement profond du système international reflétant au mieux les nouvelles réalités et les nouveaux équilibres du monde. Après le Forum de Davos, la prestigieuse université de Columbia aux Etats-Unis, c’est tout dernièrement en Chine qu’il plaide pour une réforme « coopérative » et « coordonnée » de la gouvernance mondiale.
“Nous sommes au 21e siècle, et nous fonctionnons avec les institutions du 19e siècle, tout le monde voit bien que cela ne peut plus marcher”, observe le chef d’Etat français.

D’abord il convient de définir ce que nous nommons par « gouvernance mondiale ». Dans un contexte où la mondialisation prédomine notre temps, on peut définir de façon simple la notion de « gouvernance mondiale (ou globale) » par l’ensemble des règles d’organisation et de régulation des sociétés humaines à l’échelle de notre planète.

Je voudrais immédiatement réfuter l’idée que la notion de gouvernance mondiale ne serait qu’un effet de mode. D’abord, elle a déjà une longue histoire. En effet, dès le XIXe siècle, chaque fois que le monde a tenté de faire face à de grandes catastrophes, on a vu apparaitre des tentatives de régulation plus efficace. Lorsque l’idée que l’ordre mondiale supposait l’implication de tous de façon égale, se fut la naissance du « multilatéralisme ». Aujourd’hui nul ne peut ignorer que nous vivons dans un monde multipolaire d’Etats-Nations autonomes mais interdépendant.

En ce début du 21ème siècle ce sont la Chine, l’Inde et le Brésil qui viennent tacler nos grandes puissances occidentale. Ces grands pays émergeants ont su ces dernières décennies intégrer et se rendre « quasi-indissociable » à l’économie mondiale moderne.

Mais je voudrais revenir plus particulièrement sur le discours de Monsieur le Président Nicolas Sarkozy devant les étudiants de la prestigieuse université américaine Columbia le 29 mars 2010 .  Dès le lendemain j’ai regardé la vidéo du discours du Président sur le site internet de l’Elysée car la rumeur (parfois trop ancrée dans une logique de parti politique – et c’est de bonne guerre) voulait que le Président en visite officielle « aux States » ait choqué par le ton du discours : trop provocateur, trop donneur de leçon. A mon sens, c’est exactement tout l’inverse. Grande éloquence, audace, un peu d’humeur et bien ponctué. Voilà ce que je pense objectivement.  Ensuite parce que le Président a parfaitement bien expliquer, et de façon très compréhensible de tous, un enjeu mondial et majeur. Il s’agit de la réforme de la gouvernance à l’échelle mondiale.  Comment mieux intégrer et mieux représenter l’ensemble des pays du monde tout en reflétant les nouvelles réalités et les nouveaux équilibres au sein du système international le plus efficace à ce jour , les Nations Unies ?

Les Nations Unies sont le symbole du multilatéralisme et de la gouvernance mondiale depuis sa création en 1945 à la sortie de la guerre.
Cependant depuis de nombreuses année, les organisations internationales sont désireuses – et sans succès réel jusqu’à ce jour- d’améliorer leur fonctionnement. C’est Koffi Anan, qui durant la fin de son mandat de Secrétaire Général des Nations Unies à amorcer le processus de Réforme des Nations Unies.

En effet pour que l’Organisation des Nations Unies retrouve sa place de leader incontestable en tant que système multilatéral tout en étant la pierre angulaire d’une nouvelle gouvernance mondiale repensée, revitalisée, et représentative de notre planète il est indispensable que l’organisation se modernise en se réformant, adapte son message universelle et son fonctionnement à la réalité de nos sociétés et de notre temps.

Extrait du discours du Président Nicolas Sarkozy :

« Deuxième champ d’action considérable entre vous et nous, c’est la nouvelle gouvernance mondiale. J’étais Copenhague pour le sommet sur l’environnement et je verrai cet après-midi le Secrétaire général des Nations Unies. Copenhague fut l’échec d’une méthode de façon caricaturale. Comment cela fonctionne ? Nous avons un Conseil de Sécurité des Nations Unies, avec un certain nombre de membres permanents qui ont le droit de veto. Mais ce Conseil a été défini au lendemain de la seconde guerre mondiale. Savez-vous, vous, jeunes étudiants de Columbia, qu’il n’y a pas un seul pays d’Afrique membre permanent du Conseil de Sécurité ? Un milliard d’habitants ! Savez-vous qu’il n’y a pas un seul pays arabe, centaines de millions d’habitants, qui soit membre permanent du Conseil de Sécurité ? Savez-vous que l’Inde, un milliard d’habitants, dans trente ans le pays le plus peuplé du monde, n’est pas membre permanent du Conseil de Sécurité ? Que le Japon, la deuxième économie du monde, n’est pas membre permanent du Conseil de Sécurité ? Pourquoi ? Parce qu’il y a soixante ans, ils ont perdu la guerre. Est-ce que c’est raisonnable ? Savez-vous qu’il n’y a pas un seul pays d’Amérique latine qui soit membre permanent du Conseil de Sécurité ?

 

 

Comment voulez-vous, que nous puissions régler dans le cadre de l’ONU les grandes crises, les grandes guerres, les grands conflits si on pense qu’on peut le faire sans l’Afrique, sans les trois quarts de l’Asie, sans l’Amérique latine, sans un seul pays arabe ? Est-ce que c’est raisonnable ? Est-ce que cela a un sens ? Est-ce que c’est même imaginable ? Qui peut croire cela ?
Alors on me dit : « oui, mais il y a l’Assemblée générale des Nations Unies, ils y sont tous membres ». Il y a 192 pays dans le monde, le G192. Alors on passe d’un système au Conseil de Sécurité où on veut régler sans les deux tiers de l’humanité à un système où le dernier qui n’est pas content peut bloquer l’accord de tous les autres. Eh bien les Etats-Unis d’Amérique et l’Europe, nous devons demander la réforme de la gouvernance mondiale pour faire une place aux continents de demain qui ont le droit qu’on leur demande leurs avis. Comment voulez-vous que le Brésil ou que l’Inde ou que l’Afrique prennent une part de la responsabilité des grands conflits du monde si on ne leur demande pas leur opinion ? Est-ce que cela vous plairait vous, qu’on vous dise : « pour payer tu es le bienvenu, pour donner ton avis, on ne te veut pas ». Qui peut fonctionner avec cela ? Qui peut comprendre cela ? Et donc, avec Gordon BROWN, nous avons déposé le texte d’une réforme provisoire de la gouvernance mondiale et du Conseil de Sécurité des Nations Unies. »

Il parait évident que la France se lance dans un processus pour rassembler et impliquer l’ensemble de la communauté internationale, autrement dit l’ensemble des Chefs d’Etats représentants leur nation autour de l’un des plus grand défi de ce 21ème siècle. Pays du consensus international, la France a déjà plusieurs initiatives à son actif : construction de l’Europe, pays hôte de l’Unesco (organisme multilatéral des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture),création de l’Union Pour la Méditerranée – pour ne citer que ces exemples.

Et c’est également en France que l’Institut des Hautes sur les Nations Unies (IHENU) a choisi d’implanter son siège depuis déjà plusieurs années.
Ce think tank vise à être le seul institut mondial entièrement spécialisé dans le multilatéralisme, les organisations internationales et la gouvernance mondiale. Selon M. Pierre Gire, Président de l’Institut des hautes études sur les Nations unies qui a publié un article dans La Lettre Diplomatique n°86 au second trimestre 2009, il est donc “nécessaire d’adapter le système pour permettre cette intégration des marchés émergents : face à des défis qui demandent la contribution de tous, et dans lesquels tous veulent défendre leur point de vue, c’est donc bien l’avènement d’un nouveau multilatéralisme, assurant la prise en compte des nouveaux acteurs, qui s’impose. “

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